La Blockchain au service de l’industrie 4.0

Transformation digitale. La blockchain au service de l’industrie 4.0

Comment tirer partie de la puissance de la technologie de blockchain pour fiabiliser les échanges entre acteurs de l’industrie 4.0 ?

Les usines intelligentes appelées « smart factories » en anglais, sont la composante centrale de l’industrie 4.0. Les progrès informatiques de ces 20 dernières années ont préparé l’essor de cette nouvelle transformation industrielle grâce notamment aux nouvelles technologiques informatiques telles que :

  • Le protocole IPv6, lequel permet un adressage de milliers de milliards d’appareils connectés
  • La connectivité 5G qui va révolutionner le débit mobile ainsi que la sécurité
  • Le CLOUD computing et la puissance de calcul désormais disponible et en constante croissance
  • Les systèmes d’exploitation embarqués plus modulaires tel que Google Android
  • La multiplication des capteurs électroniques

Désormais, les ressources humaines, les machines et toutes autres ressourcent participant à la production pourront communiquer en réseau en temps réel pour une production intelligente, distribuée et flexible, apportant des plus-values telles que :

  • L’auto diagnostic de la production et des moyens associés
  • L’optimisation de la production, un meilleur rendement et baisse d’emprunte carbone
  • L’amélioration des flux logistiques

L’Industrie 4.0 grâce aux nouvelles technologies de l’information émergentes permet donc de mettre en œuvre l’IoT et les services améliorant ainsi l’intégration des processus métier et d’ingénierie avec pour objectifs une production agile, efficace et écologique.

L’interconnexion de tous ces acteurs physiques et virtuels génère naturellement plusieurs problématiques de sécurité dont la composante « données » est cruciale. Un système d’information est exposé à plusieurs types d’attaques possibles, plusieurs types de solutions existent telles que l’infrastructure PKI (public key infrastructure) permettant de gérer les aspects d’intégrité, de confidentialité et de non répudiation de l’origine de la donnée. C’est justement ce dernier aspect « la non répudiation » qui peut être amélioré au moyen de la de technologie de blockchain.

Pour rappel, la blockchain, littéralement “une chaîne de blocs”, est une base de données distribuée qui permet de stocker de l’information manière infalsifiable et immuable. Cette base de données est distribuée entre plusieurs acteurs et systématiquement actualisée en cas de transaction.
Il faudrait utiliser un super ordinateur (du type détenu par des Etats ou de très grandes institutions nationales), pour réussir à décrypter l’encodage d’un blocs formant cette chaine de blocs (la blockchain) , et même en y parvenant, il serait quasiment impossible de modifier les données sur tous les blocs de la chaine formant l’ensemble du registre sans que cette tentative ne lève une alerte de tentative de corruption de la base de données. En effet, la latence des réseaux internet via lequel sont connectés tous les systèmes participants à la blockchain rend impossible l’inscription d’une donnée à une empreinte de temps (heure, minutes, secondes, millisecondes, … nanosecondes) identique, ce sur différents disques durs répartis à divers endroits dans le monde simplement parce que les ordinateurs stockant le registre de la blockchain sont connectés à internet à des vitesses de connexion différentes.

Grâce à la technologie de blockchain, les acteurs participant à l’usine intelligente peuvent implémenter des mécanismes de contrôle du contenu de la donnée permettant ainsi par exemple de d’assurer qu’une commande en cours de production n’a pas altérée intentionnellement par un acteur de la chaine de contribution à la production.

Dans un prochain billet, je reviendrai sur une autre capacité intéressante de la technologie de blockchain qui peut être mise au service de l’industrie 4.0, les « smart contract ».

Auteur : Yves Fopa
Digital solutions architect
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